COVID-19: La France est confrontée au défi de persuader des millions de sceptiques vaccins de se faire vacciner Nouvelles du monde

Alors qu’une grande partie du monde cherche désespérément des vaccins COVID, il est prouvé en France que des millions de personnes hésitent à se faire vacciner.

Les sondages les plus récents suggèrent qu’environ la moitié de la population adulte pourrait refuser une vaccination – ce qui amène les professionnels de la santé à s’inquiéter de la sécurité publique à long terme.

Le scepticisme vis-à-vis des vaccins est élevé dans de nombreux pays européens et dans peu d’endroits de plus que la France où les sites et plateformes dits «anti-vax» ont attiré des milliers de followers.

L’un des sites les plus actifs est géré à partir d’un petit village français par Marie Werbregue qui pense que sa fille et d’autres ont développé l’autisme à partir de vaccins infantiles – une affirmation largement contestée par la profession médicale et les sociétés pharmaceutiques.

Image: Certains ont suggéré que la méfiance faisait partie de la culture française

Elle nous dit: « Je n’ai jamais, jamais eu peur du COVID. Je sais pertinemment que c’est simplement une grippe méchante et ce n’est pas ce qui me fait peur. »

Elle déclare qu’elle n’aura pas de vaccin contre le coronavirus et qu’une fois contestée, cela pourrait mettre d’autres personnes en danger, elle dit: «Si l’on utilise la logique selon laquelle le vaccin est efficace, comment une personne non vaccinée affecte-t-elle la vie d’une personne vaccinée?

«Disons que je reçois le vaccin, je prends les risques. J’ai le droit de choisir, quand cela concerne ma vie. Je ne vais pas risquer ma vie, ni même mourir pour quelqu’un d’autre. Pourquoi devrais-je faire ce sacrifice ? « 

Alors que le point de vue de Marie Werbregue et ses positions franches sur les vaccins et les grandes sociétés pharmaceutiques représentent une position extrême en France, il existe de nombreuses preuves que des millions de personnes manquent de confiance dans les vaccinations et ont historiquement été beaucoup plus réticentes à les avoir.

La sociologue française de la santé, le Dr Caroline De Pauw, nous parle de l’Université de Lille et dit que la peur et le scepticisme sont enracinés dans les crises de santé passées, en particulier à propos du vaccin contre l’hépatite B dans les années 1990.

«A l’époque, il y avait le scandale qui liait le vaccin à des cas de sclérose en plaques. Et du coup, un lien a été établi qui a depuis été démenti par toutes les autorités sanitaires, y compris les autorités médicales indépendantes, en raison de liens avec l’industrie pharmaceutique.

« Et la France a du mal à aller au-delà de cette question de l’hépatite B et des liens avec l’industrie pharmaceutique. »

Elle dit que par rapport au reste du monde, les citoyens français sont sceptiques, voire craintifs.

« Quand on fait des études internationales, on voit qu’en effet les Français sont ceux qui ont le plus de doutes sur la vaccination. Par exemple, les Anglais sont beaucoup plus pro-vaccination que les Français. »

La confiance dans le programme de vaccination COVID en France n’a pas été aidée par la lenteur du déploiement, les problèmes de sécurité liés au vaccin AstraZeneca et le refus initial du gouvernement de le donner aux personnes âgées.

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Même de nombreux professionnels de la santé ont refusé de recevoir le vaccin AstraZeneca. Et vous n’avez pas besoin d’approcher trop de membres du public pour entendre les doutes.

Un homme à Lille nous a dit: «Je suis contre, surtout quand on voit tant de repoussements et que même le personnel infirmier ne veut pas se faire vacciner.

« Il n’y a qu’un quart du personnel infirmier en France qui l’a accepté, et cela pose des questions. Alors, les gens ordinaires comme moi, nous nous posons aussi des questions. »

Une femme dit: «C’est un peu dans notre culture.

« Les Français sont toujours très réticents à prendre des médicaments, des vaccins, tout ça. Mais je trouve dommage que les gens refusent. »

Et un autre résume les craintes de ceux qui veulent se faire vacciner face à ceux qui refusent.

«C’est leur choix, chacun est libre de faire ce qu’il veut. Mais je pense que c’est déraisonnable.

« Après, tout le monde fait ce qu’il veut, mais si personne ne se fait vacciner, nous n’irons pas de l’avant. »

Et c’est aussi le souci de nombreux membres du gouvernement et de la profession médicale.

L’Académie nationale de médecine française a maintenant déclaré qu’un vaccin COVID devrait être rendu obligatoire pour le personnel infirmier et les autres personnes travaillant avec des patients.

Un défi plus important sera de faire pression sur des millions de citoyens sceptiques. Surtout dans une nation qui tient tant à la liberté.

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