Des motocyclistes français protestent contre l’interdiction de «  tisser  » dans la circulation

Cette année-là, le gouvernement français a temporairement levé l’interdiction dans certaines régions dans le cadre d’un essai expérimental de cinq ans. Suite à des résultats «décevants», l’interdiction a été rétablie le 1er février.

Selon les chiffres du Délégué Interministériel à la Sécurité Routière de la France, les accidents de deux-roues motorisés ont augmenté de 12% dans les régions où l’expérience a eu lieu. Pendant ce temps, les accidents ont diminué de 10% dans d’autres régions du pays.

Un rapport du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et le développement (Cerema) a enregistré 1 650 accidents de motocyclette légers, 161 accidents graves et 16 accidents mortels au cours de l’expérience. Pour les accidents mortels, l’autorité française de sécurité routière a déclaré que les conducteurs ne respectaient pas les règles de l’expérience: ne se faufiler qu’entre les voies lors des arrêts et départs, rouler uniquement entre les deux voies les plus à gauche et ne pas dépasser une vitesse de 50 km / h, même dans les zones où une vitesse plus élevée est autorisée.

Avec le rétablissement de l’interdiction, les conducteurs qui ne restent pas sur une seule voie de circulation risquent à nouveau des amendes de 135 € (117 £) et jusqu’à trois points sur leur dossier de permis de conduire. Jean-Marc Belotti de la FFMC a défendu la pratique du tissage, insistant sur le fait qu’elle protégeait les motocyclistes dans les embouteillages.

«Si vous êtes derrière une voiture et qu’elle freine soudainement, vous pouvez être à l’arrière par un autre véhicule. Cela risque moins de se produire si vous êtes entre deux voies et vous avez une meilleure visibilité », a-t-il déclaré.

M. Belotti a également averti que l’interdiction rétablie entraînerait une augmentation des embouteillages. «Imaginez le trafic si les 300 000 motards de Paris et de sa grande banlieue se remettaient à conduire des voitures.

Pour assurer la sécurité publique, la FFMC appelle les auto-écoles à inclure une formation formelle sur la façon de se faufiler en toute sécurité entre les voies dans le cadre du programme officiel.

L’autorité de sécurité routière française a reconnu la commodité et la popularité de cette pratique. L’organisme gouvernemental a promis de lancer une nouvelle expérience dans les semaines à venir qui testera d’autres options pour les motocyclistes, dont les détails n’ont pas encore été rendus publics.

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