Emmanuel Macron a averti que la lenteur du déploiement des vaccins risquait un coup de plusieurs milliards de dollars pour le secteur vitivinicole français | Monde | Nouvelles

Le syndicat français des œnologues a exigé que les personnes travaillant dans le secteur du vin soient placées sur la liste des priorités du vaccin contre le coronavirus, car les symptômes de longue durée de Covid gênent les professionnels. France 24 s’est entretenu avec Didier Fages, le président du Syndicat français des œnologues et Sophie Pallas.

Mme Pallas, qui est également œnologue, a déclaré: « Je pense que j’ai encore du travail à faire pour revenir à cette vitesse de perception. »

Marios Sofos, de French 24, a déclaré: «L’histoire de Pallas met en évidence la menace que représente le virus pour l’industrie vinicole française de plusieurs milliards d’euros, que ce soit pour les experts en vin, les producteurs ou les vendeurs.

« Cela présente bien sûr un risque pour les chefs et les parfumeurs ainsi que pour d’autres professions qui reposent sur un goût ou une odeur affinés. »

M. Fages a déclaré: «C’est comme un musicien perdant son instrument.

LIRE LA SUITE: Barnier supplie Macron d’écouter les «  sentiments  » du Brexit en France

«L’une des mesures que nous demandons est celle des vaccins prioritaires.

« Nous avons écrit au Premier ministre et au président Macron pour qu’ils soient pris en considération pour la liste des priorités. »

Plus tôt cette année, les exportateurs français ont déclaré au président Macron que le secteur vitivinicole du pays était menacé à la suite du Brexit.

Jérôme Pont, PDG de Calais Vins, a déclaré que le secteur vitivinicole français était dans une période de «vide» suite au Brexit et à la pandémie de coronavirus en cours.

Lorsqu’on lui a demandé si le Brexit avait été un « coup dur » pour son entreprise, M. Pont a déclaré au Public Senat: « C’est certain car en fait la clientèle britannique représentait environ 25% de notre chiffre d’affaires.

«Ce n’était qu’une traversée d’un jour, ils sont venus faire le plein pendant trois, quatre mois, six mois pour un mariage, un baptême, une communion, pour un événement familial.

«Ce sera fini car en fait, un baptême, une communion c’est ok avec 24 bouteilles mais un mariage ce n’est pas 24 bouteilles.

«Donc, toute cette partie de notre chiffre d’affaires, nous pensons que nous l’avons perdue.

NE MANQUEZ PAS
« L’UE tue notre pêche! » Un eurodéputé français rompt la couverture pour émettre une demande [COMMENT]
Macron et l’UE font face à une «  douleur supplémentaire  » alors que les États-Unis frappent le vin français avec des tarifs [INTERVIEW]
Oh cher Michel! Barnier humilié à cause d’un complot présidentiel désespéré [OPINION]

«Maintenant ça peut être retrouvé avec une fréquence de visites plus importante mais c’est vraiment une hypothèse et on ne le sait pas … on ne peut pas le savoir car on est aussi en pleine période de vide, en pleine période de crise sanitaire et , Brexit ou pas de Brexit, nous n’avons pas vu d’Anglais depuis la première crise sanitaire. « 

Emmanuel Agius, délégué adjoint aux projets de la ville de Calais, a également mis en garde contre les conséquences du Brexit sur le commerce.

Il a dit: « 

Nous aimerions avoir une politique particulière, c’est-à-dire créer une zone hors taxes dans toute la ville de Calais.

« Ou plutôt une zone franche qui permettrait donc aux touristes, anglais puisque nous sommes voisins, de venir à Calais, de faire des achats et de pouvoir ensuite faire acheter les produits achetés à Calais en franchise de taxe, principalement pour pouvoir retrouver un coup de pouce économique tel que nous avons enfin pu le connaître il y a quelques années. « 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *