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Entreprise : comment investir pour défiscaliser ?

Que demander de plus ? En plaçant mon argent au capital de certaines entreprises ou dans certains fonds d’investissement, je peux payer moins d’impôts. Et si j’ai bien choisi mes investissements, je pourrai même gagner de l’argent au moment de céder mes titres. Plus belle la vie de boursicoteur ! Revue de détail.

C’est le grand bazar des valeurs mobilières et titres financiers. La Bourse est le lieu où se rendent les entreprises en quête de financement. Et donc le lieu idéal pour trouver la PME dans laquelle je souhaite investir. En misant sur une petite gratification fiscale en retour !

Lorsqu’une société lance une augmentation de capital sur les marchés, c’est-à-dire qu’elle vient chercher de l’argent frais auprès d’investisseurs privés ou institutionnels pour améliorer ses capacités d’investissement, je peux me porter acquéreurs de parties de son capital.

Pour me servir de ce placement comme outil de défiscalisation, je dois bien choisir les entreprises dans lesquelles investir :

  • Elle doit avoir au moins 250 salariés,
  • Son chiffre d’affaires doit être de 50 millions d’euros minimum,
  • Elle doit déclarer ses bénéfices à l’impôt sur les sociétés.

De mon côté, en tant qu’investisseur, je dois m’engager sur du long terme au côté du management de la boite. Pour avoir une chance de défiscaliser, je dois immobiliser mon argent au capital de la société pendant 10 ans minimum !

Une fois cet engagement pris, je pourrai m’exonérer d’une partie de mon impôt sur le revenu (IR). Et même de mon Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) si je le paye :

  • Pour l’IR, je profiterai d’une réduction de 18% de la somme apportée au capital de ma cible, somme limitée à 20 000€ pour une personne seule et 40 000 euros pour un couple. Chaque année, je pourrai déduire au maximum 5 000 euros d’impôt par an si je suis seul et 10 000 euros par an si je suis en couple,
  • Côté ISF, c’est la moitié de mon investissement que je peux déduire de ma note finale. Dans la limite de 45 000 euros de ristourne. Pour en profiter pleinement, je n’ai pas intérêt à investir plus de 90 000 euros.

Ces Fonds Communs de Placement qui mêlent investissement et défiscalisation

Au moment de choisir un Fonds Commun de Placement pour y déposer mon argent, je peux (aussi) regarder si cet investissement me permettra de payer moins d’impôt. C’est le cas notamment des FIP, pour Fonds d’Investissement de Proximité qui ont des règles très proches de celles d’un FCPI, ou Fonds Commun de Placement dans l’Innovation.

Le principe ? Inciter les épargnants à mettre quelques billes au capital de Petites et Moyennes Entreprises (PME) régionales non cotées. En tout cas, 60% de l’argent placé dans un FPI doit entrer dans cette case ; et même 70% depuis le 1er janvier 2014. Et 20% de ces 60% ou 70% doit concerner des jeunes sociétés de moins de 8 ans. Rien n’empêche ensuite le gestionnaire du FIP de se placer sur d’autres catégories d’actifs !

Un taux unique va me permettre de calculer ma réduction d’impôt suite à un investissement dans un FIP : 18%. Il s’applique sur les sommes plafonnées – 12 000 euros pour une personne seule, 24 000 euros pour un couple – effectivement payées pour acquérir des parts dans un Fonds d’Investissement de Proximité. Autre avantage fiscal : je ne payerai pas l’impôt sur le revenu – je n’acquitterai que les prélèvements sociaux – sur les plus-values de cession de mes valeurs mobilières lorsque je revendrai mes parts de FIP.