France: le ministre appelle à la sécurité dans les mosquées après l’attaque | Nouvelles de la criminalité

Le ministre français de l’Intérieur a appelé à une plus grande sécurité des lieux de culte musulmans après que des vandales ont dégradé les murs d’une mosquée quelques jours avant le début du Ramadan.

Tôt dimanche, un gardien et des membres de la communauté musulmane locale ont découvert des graffitis sur une mosquée et un centre culturel musulman de la ville occidentale de Rennes.

Les graffitis comprenaient des étiquettes insultant l’islam et le prophète Mahomet, des références à la reprise des croisades et un appel pour que le catholicisme devienne la religion d’État.

Le parquet de Rennes a ouvert une enquête.

S’adressant aux journalistes lors d’une visite sur le site, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé le vandalisme et exprimé sa «solidarité» avec les 5,7 millions de musulmans de France.

«Les inscriptions anti-musulmanes qui ont été inscrites sur ce centre culturel et religieux sont inacceptables», a déclaré Darmanin. «La liberté de culte en France est une liberté fondamentale.»

Je suis ce soir à Rennes pour témoigner de la solidarité du gouvernement avec les musulmans de notre pays.
Les inscriptions anti-musulmanes qui ont été inscrites sur ce centre culturel et religieux sont inacceptables.

La liberté de culte en France est une liberté fondamentale! 🇫🇷 pic.twitter.com/0ZwajY1c2q

– Gérald DARMANIN (@GDarmanin) 11 avril 2021

Traduction: Je suis à Rennes ce soir pour manifester la solidarité du gouvernement avec les musulmans de notre pays. Les inscriptions anti-musulmanes qui ont été inscrites sur ce centre culturel et religieux sont inacceptables. La liberté de culte en France est une liberté fondamentale!

Il a déclaré avoir demandé à la police française et à la gendarmerie, chargée de la police des zones rurales des petites villes, de «renforcer la vigilance autour des lieux de culte musulmans… à l’aube du ramadan».

Le mois sacré du Ramadan devrait commencer mardi, conformément à l’observation de la nouvelle lune.

Mais il y a des craintes croissantes pour la sécurité des musulmans français lors de la célébration annuelle, au cours de laquelle les musulmans s’abstiennent de manger et de boire de l’aube jusqu’au coucher du soleil, au milieu d’une série d’incidents ostensiblement islamophobes ces derniers jours.

Dans la ville ouest de Nantes, la porte d’une mosquée a été détruite par un incendie jeudi soir.

Vendredi, un néo-nazi de 24 ans a été accusé d’avoir menacé une mosquée du Mans, également dans l’ouest de la France.

Abdallah Zekri, président de l’Observatoire national contre l’islamophobie, a dénoncé ce qu’il a appelé un climat anti-islam.

« Malheureusement, les déclarations de certains responsables politiques ne font qu’empirer les choses », a-t-il déclaré à l’agence de presse AFP.

Paris pousse le projet de loi anti-séparatisme

Les derniers incidents ont eu lieu alors que la relation parfois fragile de la France avec sa minorité musulmane, la plus importante d’Europe, est mise à l’épreuve.

Récemment, le Sénat français a voté en faveur de l’interdiction aux filles de moins de 18 ans de porter le hijab en public. Le hijab est un foulard porté par de nombreuses femmes musulmanes et a fait l’objet d’une querelle de plusieurs décennies en France.

La décision du Sénat était liée à la pression du président Emmanuel Macron pour présenter un soi-disant projet de loi «anti-séparatisme».

Paris affirme que la législation proposée renforcera le système laïc de la France. Mais les critiques ont dénoncé le projet de loi, arguant qu’il distingue les musulmans.

Le projet de loi n’est pas encore une loi, l’Assemblée nationale étant tenue d’approuver tout amendement avant qu’il ne puisse entrer en vigueur.

L’Assemblée nationale, dominée par le parti centriste La République en marche (LREM) de Macron, a déjà approuvé le projet de loi initial.

Le mois dernier, Amnesty International a averti que le projet de loi constituait une «attaque sérieuse contre les droits et libertés en France» et a appelé à l’abrogation ou à la modification de «nombreuses dispositions problématiques» du projet de loi.

La législation a été débattue dans une atmosphère très chargée en France après trois attentats à la fin de l’année dernière, dont la décapitation le 16 octobre du professeur Samuel Paty, qui avait montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression.

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