France: les manifestants s’opposent à la dissolution du groupe anti-migrants Paris Generation Identity Survival People Manifestants

Des dizaines de personnes se sont rassemblées samedi à Paris pour soutenir le groupe anti-migrants Generation Identity qui se bat pour sa survie suite à un ordre du gouvernement de le dissoudre.

Un journaliste de l’Associated Press a vu environ 200 manifestants lors de la manifestation, qui était en grande partie pacifique. Les participants tenaient des drapeaux du mouvement et des pancartes indiquant «Arrêtez la dissolution». Une contre-manifestation a également eu lieu dans le sud de Paris contre le groupe controversé.

Generation Identity a une influence sur toute la France et au-delà. Il soutient que ses membres sont des lanceurs d’alerte dont la mission est de préserver la civilisation française et européenne, considérée comme minée par les nouveaux arrivants, notamment les musulmans. Les critiques soutiennent qu’il s’agit d’une milice qui défend une cause raciste.

Le groupe lyonnais a été l’épine dorsale d’une mission «Defend Europe» de 2017 sur le siège de la Méditerranée qui utilisait un navire anti-migrants affrété avec des citoyens européens.

Generation Identity a traversé plusieurs batailles juridiques, mais pour le moment, elle se heurte au ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui veut dissoudre le groupe.

Darmanin a annoncé ce mois-ci le début de la procédure de dissolution de Generation Identity. Le ministère de l’Intérieur a cité le code de sécurité français interdisant les «groupes de combat ou milices privées» et les groupes qui «provoquent la discrimination, la haine ou la violence (raciale)», selon le quotidien français Libération, qui a vu une copie de la justification de sept pages du gouvernement.

Le groupe a eu 10 jours pour répondre et la date limite est le lundi. Le chef Clement Gandelin, a déclaré à l’AP que Generation Identity dispose des preuves nécessaires pour réfuter les allégations. Il a déclaré que le groupe se battrait jusqu’au bout devant les tribunaux pour conserver le droit d’opérer et s’il est dissous, «les militants seront toujours là».

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