Google signale des taux d’annonces plus élevés en France et en Espagne après la taxe numérique – Courthouse News Service

Siège social de Google à Mountain View, Californie (AP Photo / Marcio Jose Sanchez, File)

PARIS (AFP) – Google a annoncé à ses clients qu’il augmenterait les tarifs des publicités sur ses plateformes françaises et espagnoles de 2% à partir de mai pour aider à compenser l’impact d’une taxe numérique sur les bénéfices.

La France perçoit le prélèvement depuis 2019, et l’Espagne depuis cette année, sous la pression des électeurs pour obliger les géants américains de la technologie à payer une plus grande part d’impôts dans les pays où ils opèrent.

L’augmentation du tarif publicitaire vise à «couvrir une partie du coût de mise en conformité avec les lois concernant les taxes sur les services numériques en France et en Espagne», a déclaré le géant de l’internet dans un e-mail consulté par l’AFP.

En France, les sociétés Internet réalisant plus de 750 millions d’euros (895 millions de dollars) de chiffre d’affaires mondial, et 25 millions en France, doivent payer une taxe de 3% sur leurs opérations en France, notamment les ventes publicitaires et les opérations de marketplace.

L’Espagne impose également une taxe de 3% sur certaines de ses entreprises.

Jean-Luc Chetrit, chef de l’Union des Marques, une alliance de grandes marques, a déclaré que la décision de Google «amputerait la capacité d’investissement des marques à un moment où toutes les entreprises traversent une crise sans précédent».

Google n’a pas répondu aux demandes de commentaires de l’AFP.

En octobre, Amazon a répondu à la taxe française en augmentant de 3% les tarifs appliqués aux vendeurs de la place de marché basés en France.

Apple a emboîté le pas en augmentant la commission qu’il facture aux développeurs qui vendent des applications sur sa plate-forme non seulement en France, mais aussi en Italie et en Grande-Bretagne.

Le mouvement fiscal français sur les entreprises numériques mondiales en a fait un pionnier dans la lutte pour trouver un système fiscal équitable pour les multinationales de l’Internet dont la facture fiscale est souvent minime par rapport à leurs revenus.

La taxe a ajouté 400 millions d’euros aux coffres du gouvernement français en 2019, et le gouvernement a de nouveau appliqué le prélèvement l’année dernière malgré la pression de l’administration Trump pour l’abandonner.

Avec le président Joe Biden à la Maison Blanche, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) – qui supervise les négociations sur une taxe numérique – a déclaré qu’elle espérait qu’une réunion des ministres des Finances du G20 en juillet aboutirait à un accord sur la question.

© Agence France-Presse

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