La France a embauché McKinsey pour son déploiement du vaccin Covid. Puis sont venues les questions.

La France a intensifié son recours à des consultants ces dernières années, créant des budgets dédiés que les agences pourraient exploiter pour faire appel à des conseillers externes en cas de besoin. En 2018, McKinsey a été sélectionné comme l’un des consultants incontournables disponibles à la location par les agences françaises, dans le cadre d’un contrat mutualisé de 100 millions d’euros. Cela signifiait que n’importe laquelle des agences pouvait sélectionner l’une des entreprises sans être obligée de solliciter des soumissions pour les travaux.

Les contrats de décembre, et un autre à la mi-janvier, d’un montant total de 4 millions d’euros, sont issus de cet accord de mise en commun. Il a demandé à McKinsey d’aider à définir les itinéraires de distribution des vaccins Pfizer et Moderna, qui doivent être conservés à une température aussi froide que moins 80 degrés Celsius pendant le transport et le stockage. L’entreprise comparerait la performance de la France à celle d’autres pays européens. Les experts de McKinsey aideraient également à coordonner un groupe de travail sur la vaccination composé de fonctionnaires de nombreuses agences, certaines chaînes de décision impliquant jusqu’à 50 autorités.

D’autres contrats prévoyaient Accenture, le consultant mondial en technologies de l’information, pour déployer les systèmes de surveillance de la campagne, tandis que Citwell, un consultant français, et la branche française de JLL, une entreprise basée en Grande-Bretagne, ont été engagés pour aider avec «un soutien logistique et distribution de vaccins. »

La stratégie du gouvernement s’est concentrée sur la livraison des vaccins à 1000 points de distribution en France, à partir desquels les doses seraient envoyées dans des camions surfondus vers les maisons de retraite médicalisées, les cliniques et les maires locaux. La distribution locale a été considérée comme un moyen de surmonter la méfiance de jusqu’à 40 pour cent de la population à propos de la vaccination.

En Allemagne, le programme était plus simple: les autorités ont décidé d’administrer le vaccin dans 400 centres régionaux.

Ce que vous devez savoir sur le déploiement du vaccin

Dès la première semaine de janvier, la France avait un million de doses de vaccin en main, mais le retard pour les mettre dans les bras des gens devenait de plus en plus connu du public. La campagne a continué de prendre du retard, Pfizer et Moderna ralentissant temporairement les approvisionnements supplémentaires.

Le rythme s’est récemment accéléré. Plus de trois millions de personnes sur 67 millions d’habitants français ont désormais reçu au moins une dose de vaccin, et plus de 923 000 ont été entièrement vaccinées. Mais avec 4,7 doses administrées pour 100 personnes, selon une base de données du New York Times, la France traîne toujours des voisins comme l’Allemagne et l’Italie.

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