L’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne poussent à la mise en place d’un fonds de relance – EURACTIV.fr

Les ministres des Finances de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et de l’Espagne ont exhorté les États membres mercredi 28 avril à présenter leurs plans de relance et ont pressé la Commission européenne d’accélérer l’évaluation des propositions d’investissement et de réforme.

Les ministres Olaf Scholz (Allemagne), Bruno Le Maire (France), Daniele Franco (Italie) et Nadia Calviño (Espagne) ont déclaré mercredi dans une déclaration commune que les quatre plus grandes économies européennes présenteraient leurs plans de relance cette semaine.

Jeudi soir, la Commission a confirmé la soumission des projets finaux portugais, grec et allemand. L’exécutif européen s’attendait à recevoir une douzaine de plans d’ici minuit vendredi.

Scholz et Le Maire ont appelé le reste des 27 à envoyer leurs propositions et à ratifier «dans les meilleurs délais» la décision sur les ressources propres, nécessaire pour pouvoir emprunter les 800 milliards d’euros pour financer le fonds de relance.

«Le temps presse, comme l’ont déjà dit les autres collègues, et une approbation rapide des plans sera essentielle pour garantir que nos actions au niveau national continuent d’interagir et de renforcer celles de nos voisins», a déclaré M. Calviño.

Le Maire a appelé la Commission à évaluer les plans «sans délai», afin qu’ils puissent être approuvés par le Conseil en juillet «au plus tard».

«Cela permettra à l’argent de circuler avant la fin de l’été», a déclaré le ministre français des Finances.

Les diplomates nationaux se sont demandé pourquoi la Commission avait besoin de deux mois pour valider les plans, puisque l’institution en discute avec certains pays depuis octobre dernier.

Cependant, la Commission dit depuis des jours qu’elle ne peut pas accélérer l’approbation des paquets nationaux pour débloquer des milliards d’euros pour financer la relance européenne.

Le porte-parole en chef de la Commission, Eric Mamer, a déclaré mercredi qu’il s’agissait d’un «processus complexe», compte tenu de l’énorme volume d’informations que les capitales envoient, du travail nécessaire pour traduire les propositions en textes législatifs et de la nécessité d’évaluer correctement les plans qui dépenser 800 milliards d’euros.

«Nous n’allons pas perdre une seule minute, mais nous avons néanmoins besoin d’un peu de temps», a-t-il déclaré.

Mamer a ajouté qu ‘«il est juste de dire que la Commission a fait tout son possible, déjà jusqu’à présent, pour accélérer le processus» en discutant ces derniers mois des projets nationaux avec les capitales.

Et il a rappelé que la mise en place du fonds de redressement est une entreprise commune, car les États membres doivent encore achever la ratification de la décision sur les ressources propres.

Huit pays de l’UE n’ont pas encore approuvé la décision, même si la Commission prévoit qu’elle sera conclue d’ici la fin du mois de mai, afin qu’elle puisse chercher un financement sur les marchés en juin.

L’évaluation des plans de relance prendra un peu plus de temps. Une fois les projets soumis officiellement, la Commission a deux mois pour rendre son verdict, et le Conseil, c’est-à-dire les 27 Etats membres, un autre mois.

En conséquence, les premiers transferts ne devraient pas arriver avant la fin du mois de juillet, si tout se passe bien, un an après que les dirigeants européens ont accepté de créer le fonds de relance.

[Edited by Zoran Radosavljevic]

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