Le plus grand leader français ou le «pire misogyne du monde»? La France déchirée par les célébrations de Napoléon

À l’ère de Black Lives Matter, l’idée de fêter un chef qui a réintroduit l’esclavage aux Antilles françaises en 1802 – huit ans après son abolition – est un anathème pour beaucoup.

Un décret napoléonien récemment récupéré montre que le premier consul avait offert aux esclaves en Guadeloupe la liberté en 1784 s’ils rejoignaient les troupes françaises pour évincer l’occupant anglais seulement pour décréter un demi-tour une fois la victoire assurée.

«Ce n’est ni une tache ni une faute; c’est un crime », a déclaré Louis Georges Tin, président d’honneur du groupe des« associations noires de France », Cran. «La France est le seul pays à avoir rétabli l’esclavage.»

Du coup, Nicolas Mayer-Rossignol, le maire socialiste de Rouen, dit vouloir remplacer la statue en bronze de l’empereur à cheval qui se dresse devant sa mairie, la remplaçant par une femme.

«Il était raciste, sexiste, despotique, militariste, colonisateur, mais tout cela est généralement balayé sous le tapis», a déclaré la politologue Françoise Vergès. «Il y a une telle nostalgie sur l’ancienne grandeur de la France que tout est pardonné. Il est temps de mettre fin à cette cécité.

La ministre de l’Égalité, Elisabeth Moreno, a également pesé en le qualifiant de «l’un des plus grands misogynes de l’histoire».

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