Les pompiers ne devraient pas être inculpés de viol sur une fille, selon le tribunal français | France

Le plus haut tribunal français a statué que les pompiers accusés d’avoir violé une fille âgée de 13 à 15 ans devraient être inculpés de l’infraction moindre d’agression sexuelle.

Une femme connue sous le nom de Julie affirme avoir été soignée par un pompier en 2008 alors qu’elle était une fille de 13 ans et qu’il l’a plus tard présentée à ses collègues. Trois hommes accusés ont admis avoir eu des relations sexuelles avec elle mais disent que c’était consensuel. Dix-sept autres n’ont pas été inculpés.

Mercredi, la cour de cassation, la cour d’appel suprême de France, a rejeté un appel des avocats de Julie selon lequel l’accusé devait être jugé pour viol. Les juges ont déclaré qu’il n’était pas prouvé que les hommes avaient utilisé la «contrainte morale».

Le jugement, que les avocats de Julie ont attaqué comme fondé sur une «idéologie archaïque», est intervenu quelques jours après que l’Assemblée nationale, la chambre basse du parlement français, ait voté à l’unanimité une nouvelle loi fixant à 15 ans l’âge au-dessous duquel aucun enfant ne peut être considéré comme ont consenti à des relations sexuelles. La législation a été élaborée après un certain nombre de scandales d’abus sexuels et d’inceste impliquant des mineurs.

Julie dit qu’elle a été violée par les pompiers entre l’âge de 13 et 15 ans. Trois d’entre eux ont initialement fait l’objet d’une enquête officielle pour «viol et agression sexuelle sur un mineur de 15 ans en tant que groupe», mais un juge a par la suite reclassé les accusations comme «sexuelles». agression sans violence, contrainte, menace ou surprise ».

Les avocats de Julie disent que la famille a l’intention de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme.

«La cour de cassation avait de nombreuses autres options… elle aurait pu confirmer la nécessité de se pencher sur l’évaluation du consentement de la victime lorsqu’elle est une mineure vulnérable en état de grande détresse psychologique», ont-ils écrit dans un communiqué.

«Cela aurait aussi pu prendre en compte la réalité des faits, et la réalité de ce que Julie a souffert. Ils auraient dû porter un jugement sur le comportement et les actions des pompiers qui sont accusés, tous adultes qui ont traité Julie comme un objet sexuel.

Le tribunal a accepté la demande des avocats de faire enquêter sur les pompiers pour «corruption d’un mineur». Un juge d’instruction examinera si l’accusé savait que Julie était mineure, ce qui entraînera la possibilité de nouvelles charges contre d’autres pompiers qu’elle a mis en cause.

La loi française érige en infraction toute personne en position d’autorité d’avoir des relations sexuelles avec une personne de moins de 18 ans, mais pour porter plainte pour viol, la victime doit prouver qu’elle a été forcée, surprise ou violemment contrainte. La peine maximale pour agression sexuelle est de sept ans, tandis que pour le viol, elle est de 20 ans.

Julie dit qu’elle a été violée après que Pierre, un pompier basé dans une caserne de pompiers à Bourg-la-Reine, Paris, l’ait aidée lorsqu’elle a eu une crise d’angoisse au début de 2008. Il a ensuite obtenu son numéro de téléphone de son dossier médical, dans lequel elle l’âge a également été enregistré.

Selon les déclarations des enquêteurs, la santé mentale et physique de Julie a commencé à se détériorer après les agressions, ce qui a entraîné davantage de saisies, et les pompiers se sont rendus chez elle 130 fois en deux ans. Julie a eu peur de sortir et s’est vu prescrire des médicaments anti-anxiété.

Sa mère, Corinne Leriche, a déclaré aux enquêteurs qu’elle était d’abord ravie que Pierre appelle à la maison pour s’enquérir de l’état de santé de Julie. «J’ai même fait un gâteau pour les pompiers», dit-elle. «Nous étions reconnaissants qu’ils se soient occupés de Julie lorsqu’elle était malade.»

L’affaire a déclenché des manifestations nationales de militantes féministes et féminines sous le hashtag #JusticePourJulie.

Leriche a tweeté: «La justice française a de nouveau donné à nos agresseurs l’autorisation de violer».

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